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    Pourquoi RTE s’inquiète pour l’approvisionnement en électricité ? - Comax France
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    Pourquoi RTE s’inquiète pour l’approvisionnement en électricité ?

    La crise sanitaire liée à la COVID-19 a un impact sur la disponibilité des moyens de production d’électricité, notamment avec la réduction de la disponibilité du parc nucléaire. Depuis cet été, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE) a placé l’approvisionnement pour l’hiver 2020-2021 sous vigilance particulière. Ces perspectives sont réévaluées légèrement à la hausse depuis novembre 2020, mais des incertitudes demeurent pour le début de l’année 2021.

    Les facteurs qui impactent l’approvisionnement électrique pour l’hiver 2020-2021

    La crise sanitaire et le premier confinement à partir de mars 2020 ont affecté le développement de nouvelles installations de production, ainsi que les maintenances prévues sur certaines centrales de production. Ces arrêts prolongés se traduisent par une disponibilité historiquement faible. Le 16 avril 2020, EDF a annoncé une diminution de son estimation nucléaire pour 2020, 2021 et 2022. Ainsi, pour l’année 2020, le producteur estimait en avril cette baisse à environ 300 TWh contre une cible de 375 à 390 TWh avant la crise COVID.

    Dans son analyse préliminaire sur les perspectives de l’hiver 2020-2021, publiée le 11 juin 2020 (source, fichier pdf), RTE relève une « situation de vigilance particulière », avec un risque de déséquilibre en cas de vague de froid précoce. 

    Une vigilance particulière pour le début de l’année 2021

    Dans une nouvelle analysée publiée mi-novembre 2020 (source, fichier pdf), le gestionnaire estime la disponibilité du nucléaire légèrement à la hausse par rapport aux prévisions de mi-juin. Pendant l’été, alors même que la consommation d’électricité a retrouvé un niveau proche de la normale, la faible disponibilité du parc nucléaire (autour de 30 GW) a été équilibrée par un recours accru aux moyens thermiques. Mais également aux imports, alors que le pays est habituellement exportateur pendant la période estivale.

    Néanmoins, il existe toujours un point de vigilance sur l’hiver en cas de vague de froid, si les températures sont en deçà de 2 à 7° des normes saisonnières sur plusieurs jours consécutifs. L’évolution de la consommation va aussi dépendre de celle de la situation sanitaire et économique : fin août et début septembre, la consommation d’électricité était encore en retrait de 3 à 4 % par rapport à son niveau nominal selon RTE.

    En février et en mars, le risque estimé est plus important, avec 13 réacteurs à l’arrêt suite aux reports des programmes de maintenance.

    Pour équilibrer l’offre-demande, l’appel aux moyens post-marchés et un recours à l’import sont probables. L’ensemble des moyens de production, dont les énergies fossiles, pourront être sollicités, ainsi que les moyens d’effacement. RTE évoque aussi la possibilité d’un délestage ciblé des ménages, mais exclut un risque de black-out.

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